| Prologue |

Ouvre le livre. Lis. Sens. Pleure. Emouvois. Comprends. Imagine. Ferme le livre.
| Prologue |

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 16:10

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 09:35

Chapitre |1|

« Cavalière ! Ou es tu allée cette fois ci ? Raconte moi tout »
D'un seul regard franc, « Taie Cavalière » a deviné qui se cachait derrière cette petite voix si grande en même temps.
Elle s'éclaircit la voix, sourit secrètement. Comme ci qu'elle cachait quelque chose. Et commença sont récit par ''Tu sais c'est un secret, mais je sais que tu es muette comme une carpe alors bon ... '' Chaque 17 Janvier, elle commençait toutes ses histoires par cette phrase. Ses paroles inventées sur le coup étaient plus casse cou les une que les autres. Et plus les 17 Janvier passaient, plus les histoires farfelues d'une tante secrète faisaient plaisir a la jeune adolescente qu'on appelait « Petite Femme ».

Mademoiselle Elisha, Aux yeux couleur Braise
Mademoiselle, Aux problèmes goûts Fraises



Elle avait de grands yeux noirs qui s'écarquillaient facilement, et des cheveux noirs comme de la boue et si longs qu'ils atteignaient près ce que ses fesses.
Elle était sage comme une image. Parfois ça agassait même ses propres parents. Elle ne parlait que très rarement en cours, elle ne rigolait que pour sa tante. Elle avait l'air si compatissante dans ses larges jeans noirs qui faisaient ressortir la couleur de ses yeux gros comme des soucoupes.
Cavalière s'arrêta un moment, pour reprendre son souffle et peut être un peu d'imagination pour continuer son histoire.

Mademoiselle, Cheveux couleur Tournesol
Mademoiselle se sent comme Folle



Elle avait parfois le regard vide et sans aucune émotion, ce qui faisait sombrer le grand salon dans un immense silence effrayant.

Au bout de 30 secondes de vide, elle demanda gentiment à Joanna (Petite femme) de lui raconter un peu sa journée au collège. Elle lui disait que ses histoires a elle étaient trop dures pour une petite poupée en porcelaine comme elle.

Elisha danse. Danse comme jamais
Mademoiselle Elisha, ne veut plus s'en aller
Mademoiselle se sent nouvelle
Mademoiselle se pomponne, Mademoiselle se voit belle
Elisha se mêle aux querelles



Poliment, Joanna se leva du tapis en forme d'étoile rouge et commençait à parler de ses professeurs, d'une voix grave. Ses si grands yeux connaissaient la manière d'exprimer des sentiments particuliers.
Elle s'arrêta pour réfléchir, puis cette fois, elle prit une voix plus douce et parla des sourires qu'elle adressait a sa jumelle pour que celle-ci ne reste pas si froide, mais elle dit, désespérée que rien ni personne n'arrivait a la sortir de son cocon.

Cavalière l'écouta tout au long de son petit roman sans dire un mot. Quand Joanna eu finit, elle se leva, l'embrassa sur son petit front brun et lui fit signe de la main, « Vient que je te montre quelque chose ».
Elle fit des pas rapides que n'arrivaient pas à suivre Joanna. Elle montait des escaliers de marbres qui semblait interdits pour la petite brune un peu maladroite.

Mademoiselle Elisha se croyait forte
Mademoiselle pleure mais n'est pas morte
Mademoiselle vit encore comme dans un livre
Mademoiselle Elisha est ivre



Une grande porte arrêtait les escaliers, cette battisse cache tellement de secrets.
« C'est le grenier, tu ne le connais sûrement pas, mais ta s½ur, Jamy y est souvent »
Elle entrouvrit la porte tout doucement, pas trop histoire de seulement pouvoir distinguer les silhouettes.

Une longue petite fille était assise, elle était mince et avait des cheveux si courts que parfois on lui demandait si c'était un garçon. Elle avait des yeux moyens noirs. Elle avait un regard sombre et profond, n'importe qui pourrait tomber dedans. On voyait bien qu'elle pleurait.

Elisha meurt dans peu
Mademoiselle Elisha n'aime pas le suspens
Mademoiselle a joué avec le feu
Mademoiselle est plus que mince



Toutes ses larmes passaient par son petit nez, puis par sa bouche et enfin, certaines tombaient directement sur un bout de papier usé qu'elle tenait, d'autres continuer leur chemin sur son long cou.
Au premier regard, elle ressemble au vilain petit canard, mais quand elle se met a renifler tel un petit enfant, on l'a croquerait volontiers.

Voyant que sa jumelle était mal au point, Joanna allait entrer. A ce moment elle aurait pu défoncer un mur entier. Mais Cavalière la retint et lui dit « Tu vois, elle n'est pas aussi froide que tu ne le penses. Laisse la pleurer, ça lui fera du bien. Comme toi, mes histoires te font du bien »

Joanna – Cavalière, parfois, tes yeux sont vides et sans couleurs. Pourquoi ?
Cavalière – Oh, ma petite, un jour je te promets de tout te raconter mais pour le moment je ne peux pas.
Joanna – Mais pourquoi, tu es sensée tout me dire. J'ai l'impression que tu me caches quelque chose.
Cavalière – Ma petite femme, l'amour et la vie m'ont rouillé. Peut être maintenant tu ne comprends pas, au fond tu n'as que 14 ans, tu comprendras. Et assez tôt je le crains.
Joanna – D'accord.

Elle descendit les marches 4 à 4, un peu énervée mais toujours aussi sereine et belle.

- Elle est si naïve – Se dit Cavalière. Qu'on appelait Armeline.

Elle s'assit sur la dernière marche et attendait que Jammy sorte enfin de son précipice. Plusieurs minutes passèrent. Puis 1 heures. Puis deux.

Armeline ne perdait patience. – Elle sortira bien un jour –
Quand elle perdit tout espoir, après avoir vu la grande horloge, la porte s'ouvrit rapidement et une silhouette toute fine habillait tout en couleur, qui cachait une personnalité sombre et noir, se tapa la front.

Jammy – Quoi encore ?
Armeline – Je dois te parler ...
Jammy – Si c'est pour me raconter tes histoires fantastiques qui n'existent pas, ce n'est pas la peine. Je ne suis pas Joanna.
Armeline – Ce n'est pas ça, je veux t'expliquer toutes mes absences. J'aurai du être la à chaque fois que vous grandissiez. Je veux m'excuser. J'espère que mon excuse ne t'horrifiera pas trop.
Jammy – Ecoute ... J'ai beaucoup de devoirs, j'au un statut de « Cerveau » a préserver.
Armeline – Je purge une peine de 20 ans. Chaque 17 Janvier j'ai droit d'aller voir ma famille. Sinon pourquoi crois tu que je mens a ta s½ur ?
Jammy – Je ne suis pas si naïve. Tati Cavalière, celle qui fait des gâteaux au chocolat et qui rigole tout le temps. La blonde aux histoires positives aurait commit un crime ? Haha.
Armeline – J'ai ...

Joanna qui dévalait les escaliers avec un gros morceau de gâteau au chocolat dans les mains et un sourire parfait sur son rond visage brun empêcha les mots de Armeline de sortir.

Elisha n'est plus
Mademoiselle se tue.

Chapitre |1|

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 09:59

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 09:30

Chapitre |2|

 Chapitre |2|
« Miss Blun'z, pouvez vous vous réveillez et écoutez mes cours au lieu de lire vos vieux livres hideux »

Jammy leva enfin les yeux de son gros parchemin. Elle n'avait pas l'air de prendre en compte les remarques de son professeur. L'unique d'ailleurs.
Dans le grand collège 'Cratanne' et sa porte en bois peinte en blanc qui faisait penser aux grandes portes des châteaux forts, un long couloir était tracé, un couloir sans mur. Comme décor, de grands buissons de roses roses, seulement des roses roses. Et personne n'avait le droit de dépasser le semblant de chemin par terre, c'était la seule règle du collège.
Elle n'est écrite nulle part, mais pourtant personne n'ose allait humer le parfum défendu des roses qui se déshabilleront bientôt.

En pleine nuit,
Je cherche la lune qui pourrait éclairer ma vie,
Celle qui ne pense pas au présent
Celle qui ment et qui fait semblant


Il n'y avait qu'une seule classe, une bibliothèque, une petite cour et un bureau minuscule pour le seul professeur autoproclamé directrice de l'établissement.
Elle n'a pas l'air d'être une personne à laisser en liberté, elle est souvent en jupe couleur crème, et une éternelle chemise blanche Channel.

Dehors, il n'y avait rien ni personne, seulement 2 arbres enlacés qui ne sont jamais en fleurs.
Certains élèves y gravaient leurs noms, d'autres dessinaient. Il y en avait même qui y laisser des offrandes, pour que les suivant puissent trouver un souvenir du passé.

Dans la classe, toujours une pomme rouge, rouge sang, était posée sur le bureau. Personne ne savait qui la changeait chaque jour, et toujours quand la porte blanche de l'entrée se fermait a double tours, on entendait une sorte de clou traversait la pomme. Ce son devrait être discret, mais a 18h, à l'instant précis ou le collège ferme, le son devient beaucoup plus grave.

D'après un des livres de la bibliothèque, tous les 100 ans, Croatanne recevait un élève inscrit à seulement 10 ans, et quand celui-ci se présentait, la terre changeait. Et les temps où il ne se passait rien, l'histoire de la pomme persistaient. Rien que ça ?

Celle qui rêve de folies a deux
Celle égoïste et orgueilleux ... se
Celle qui souris et est joyeuse
Celle dite honteuse


Et ce livre était en ce moment même, en plein cours d'algèbre entre les mains de Jammy.
Elle se replongea dedans, alors que Miss's Belluaire, la directrice, soupirait fortement pour expliquer son mécontentement.
Mais rien n'y faisait, Jammy était bel et bien hypnotisée par ses recherches.
Alors qu'elle fit une pause, elle contempler ses doigts qui étaient tout pour elle, et elle y découvrit des sortes de boutons tout autour de son majeur, ces petites traces ressemblaient étrangement a une bague.
Plus elle contempler son doigt, plus la Cavalière [Bague pour homme] lui paraissait vraie.
Elle leva les yeux, et rechercha désespérément des traces sur les doigts des autres, a son plus grand étonnement, elle découvre des marques ressemblants a des bagues, mais toutes uniques. Même Miss's Belluaire en avait une, semblable a celle de Jammy, grosse, profonde, sombre et magique dans un sens.
Elle fit monter son regard pour découvrir Miss's se gratter le majeur, et sourire en coin.
Trois sons de cloches retentissent, qui fit disparaître le sourire de Miss's, replonger Jammy dans son livre, et fit lever tous les autres élèves.
Tout se passait comme d'habitude, quand d'un coup, un clou, sortit soudainement de nulle part, franchit la pomme, et se posa, indemne, sur le bureau.
Tous criaient, sauf Jammy qui paraissaient absente, et qui ne fit même pas attention.
Quand elle refit surface, une dizaine de clous étaient couchés sur le bureau, et a coté la pomme rouge en lambeaux.

Le bout du tunnel est enfin la
Pourtant ce n'est pas toi que je vois
Ou es tu passé ?
Pourquoi, Lune, m'as-tu laissé ?


Sans un mot, sans un tremblement, elle prit son sac rouge, le livre et sortit du collège calme comme un mort.
Dehors, des parents consolaient leurs enfants. Seul Jammy rentrait a pieds et non accompagnée chez elle.
Elle trouverait ça humiliant, a 14 ans, de se faire accompagnée alors que sa demeure de trouve a 3 pâtés de maison de son établissement scolaire.
Elle marche lentement en regardant ses pieds, ou du moins ses grosses chaussures et sa salopette blanche. A un moment, elle s'arrêta devant un grand portail en fer rouillé, camouflé par une récente peinture noir. Elle leva les yeux vers un des gargouilles et lui lança un froid « Salut Davy' ».
Elle cligna des yeux, tira le fermoir du dit portail et entra. Apres quelques pas, elle s'arrêta de nouveau devant une grande porte semblable a celle de Croatanne. Elle sortit de son sac rouge une miniscule clé doré. Elle pensait a comment ouvrir la porte de Croatanne vu qu'elle n'avait pas de serrure, et enfonçait en même temps la clé en or.

D'après son père, Jammy, comme tous ceux qui fréquentent Croatanne, sont simplement allergique aux roses roses de Birmanie ou au bois de liége de la porte.
Totalement sceptique, la longue blonde ne répond pas, sous peine de gaspiller sa salive pour un père toujours absent et qui, orgueilleux, n'était jamais heureux pour ses jumelles. « Les apparences sont trompeuses » se dit elle. Car sous ces costumes classe, chic et glamour, se cache une personne égoïste et dure.

Peut être es tu cachée derrière un de ces nuages gris
Qui grouillent dans la vie des bons amis
Peux tu re-apparaître pour éclairer ma vie
Ne crois pas que tu as sombré dans mon oublie


Elle tourna les talons, et monta les escaliers de son repère son écouter ce que lui baratiner son père biologique, quand elle arriva enfin au grenier, elle jeta en l'air son sac, qui miraculeux atterrit sur une vieux fauteuil couleur or qui appartenait aux anciens propriétaires.
Elle se largua sur un autre vieux fauteuil, qui appartenait cette fois à sa mère, victime d'une tumeur.
Elle ne pleurait jamais sa mère. Elle ne l'a jamais pleuré, ni à l'enterrement, ni à l'hôpital. D'après elle, aucun lien ne les rapprochait. Elle pensait même que Kelsey, sa sensée mère, n'était qu'une conquête de son père.

Mirage vient éclairer mon monde.
Mirage a dit 'The End'.

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 14:32

Chapitre |3|

Elle se replongea a nouveau dans son livre. Aucun cri, aucun coup n'aurait pu l'en sortir, tellement elle etait absorbée parce qu'elle lisait.

- Alors que les fruits du diable se feront transpercer, les filles d'Ève, personnes poltronnes, se sauveront. Quant a l'ange déchue, fille d'Ève reniée, personne indifférente et hautaine, elle se tiendra tel un roque, visant la colère des dieux et l'amour du diable.
Bientôt, le fils d'Adam, renié, ange déchu, viendra prêter main forte a l'abandonnée.
Ensemble ils régneront.
Le chaos les unira a jamais. Pour la quintessence et l'exécrable. -

Voila ce qui été affichait sur la dernière page du livre.
La jeune femme hocha la tête, s'ébouriffa les cheveux puis soupira en signe de satisfaction.

Elle se redressa et se mit sur ses deux jambes, se mit face a la minuscule fenêtre du grenier et se laissa illuminé par les derniers rayons du soleil de la journée. Peut être les derniers, il fallait en profiter.
Un large sourire se dessina sur son pale visage. Elle chuchotait une phrase que seule elle pouvait entendre. "Qui est Ève ?"

# Posté le samedi 20 décembre 2008 05:18